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Written by Roberto Cialdella   

 

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Timessquare.com

La croisée des chemins du monde

Destination atteinte! Bienvenus à Timessquare.com, la croisée des chemins ouvre finalement la voie aux Québécois. Attirant plus de 26 millions de touristes chaque année, dont un grand pourcentage provient de notre province, Times Square se veut comme le centre culturel du monde et nous sommes bien fiers de pouvoir vous représenter. Il vous sera bientôt possible de naviguer notre site entièrement en français, ainsi que de vous informer à propos des meilleurs établissements New Yorkais, sans oublier les évènements importants au calendrier.

Timessquare.com s’apprête à vous servir de guide touristique pendant vos séjours de vacances ou voyages d’affaires. Le site ne manquera pas de vous tenir au courant grâce à nos chroniques et opinions d’auteurs et journalistes qui seront informatives et pertinentes tout en reflétant une sensibilité uniquement québécoise. De plus, nous mettrons en vedette mensuellement les grands accomplissements d’entrepreneurs venant de chez nous, ayant réussi bien au delà de leurs ambitions ainsi que sur la scène internationale.

L’Agora de New York est la votre à découvrir et nous avons bien l’intention de vous offrir une visite virtuelle chez Times Square de grande qualité. N’hésitez pas à traverser la croisée des chemins du monde, mais tenons toujours compte que rien ne vaut son chez soi!

Sincèrement,

L’équipe Timessquare.com Montréal

 

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À PROPOS DE TIMESSQUARE.COM

INFO NYC

 

Les Jours Sombres de Times Square  

Écrit par Mick Andreano

 

Durant les années 70, Times Square n’était pas la destination éblouissante que vous connaissez aujourd’hui. J’ai prises ces photos en 1974, pendant mes études Secondaires à l’école ‘High School of the Performing arts’ située sur la 46ième West. Comme vous pouvez voir, c’était un très mauvais temps pour le square. En effet, la zone était considérée tellement dangereuse que j’y risquais rarement ma présence la nuit.

La photo ci haute démontre la vue sud de Duffy square. Sur la droite, il est possible de voir le cinéma Astor, récemment transformé en marché aux puces, ce qui s’est produit avec une multitude de grandes salles de cinéma à travers New York. Au sud, vous pouvez voir le lobby de la salle de théâtre Minskoff à la base de la tour 1515 Broadway; un bâtiment récemment rénové. Ceci était l’ancien site du légendaire Astor Hotel – qui, ironiquement, était considéré un établissement démodé et qui avait été détruit afin de revitaliser l’image de Broadway. Au centre de la photo se situe le fameux site du lancer du Waterford Crystal. Le centre ne contiens aucun panneau publicitaire mais plusieurs restaurants d’enfants, la boutique de vêtements Bond et plusieurs cinémas : Le Criterion, Loew’s state 1 & 2 et le National, tous deux nouvellement rénovés aussi.

La photo si dessous représente la vue du nord du même angle. Vous remarquerez encore une fois les panneaux d’affichages vides. Le centre de la photo est dominé par des annonces publicitaires pour Canadian Club et Sony, ainsi que une des innombrables incarnations d’affiches publicitaires pour Coca Cola. Visibles aussi dans cette photo sont les pavillons de l’ambassade, le De Mille ainsi que d’autres cinémas qui bordent Broadway et la septième avenue. Ces établissements ont finit par ne pas survivre bien longtemps. (L’ancienne ambassade est maintenant un site du Times Square Visitor’s Center).  

Mick Andreano est un photographe et graphiste qui demeure à New York depuis sa naissance. Pour plus d’information, visitez mickadesign.com

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Le mystère sur la 46ieme

Extraits d’Emma Steinh    

 

En plein milieu de Times Square, le centre animé, illuminé et rempli de foules de la ville de New York, se cache un petit secret. Environ plus de mille personnes croisent la zone piétonne qui s’étend de la 45ième et 46ième, là où  Broadway et la 7ième s’entrecroisent, sans s’imaginer qu’il ait un moindre détail qui différencie cette zone des autres à Manhattan. Cependant, ceux qui auront les oreilles grandes ouvertes ou ceux qui ont tendance à marcher au rythme bien plus lent que le rythme New Yorkais remarquerons un bourdonnement mystérieux, semblable un bruit métallique d’une machine éloignée.  

Max Neuhaus, 1999

Si une de ces personnes s’immobiliserais, le bruit de la machine commencerait bien à fusionner avec un son (Exemple : un son de cloche d’église) comme si le bruit émanait d’une source invisible, sortant tout droit du ciel. Ils regarderont bien évidemment vers le haut, cherchant l’origine, mais ce qu’ils verront sont les multitudes de lumières, bâtiments et panneaux publicitaires de Times Square. La zone pédestre lui semblera étrangement enveloppée d’un grand bloc de son.

Aucune plaque ne semble être trouvable, aucun texte ne semble accompagner ou expliquer clairement cette expérience. En fait le mystère se révèle à être une œuvre d’art, intitulée ‘Times Square’ et son créateur se nomme Max Neuhaus. Une fois à l’intérieur de son projet, le son semble plus intense encore au niveau juste en haut de votre tête, augmentant cette sensation étrange, donnant l’impression que les bruits présents n’ont aucune origine. Neuheus indique le son doit sembler ‘naturel’ afin que les personnes ayant la chance de les percevoir, croiront qu’ils émanent du Métro. En réalité, ils ont presque raison. Le projet se cache dans une section du passage souterrain. Le côté nord de la zone pédestre, sur la 46ième, est couvert d’une longue grille souterraine qui s’étend à une certaine partie de la station 42ième rue à Times Square, ou plusieurs tunnels de métro s’entrecroisent. Le bloc de son qui semble recouvrir l’espace au dessus de la zone est crée à partir de certaines résonances souterraines qui sont déjà présentes à cause de ces intersections inhabituelles. En 1977, Max entreprend plusieurs mois de travail afin de créer le ‘bloc de son’ que nous connaissons aujourd’hui. Il accompli ceci sans aucune assistance d’ordinateur ou musique électronique. L’œuvre demeure une œuvre anonyme et inconnu pour plusieurs jusqu’à ce jour.   

Neuhaus démontre sa création

Malgré les changements qu’a subit Times Square, un secret s’y cache sous une petite zone pédestre qui a le pouvoir d’altérer les sens du passant ou la passante se trouvant au centre du monde. Times Square, l’œuvre d’art, est un espace paisible et privé dans un des lieux les plus publics, une expérience auditive dans une des places les plus vibrantes et bruyantes de New York. Une dichotomie séduisante qui ne cessera vous fasciner!  

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Sexe et le Square

Écrit par VR Macbeth    

 

Malgré que Times Square soit connu pour son rythme de vie effréné, ses multitudes de sources de divertissement, sa réputation pour le vice et le sexe gratuit semble persister encore aujourd’hui malgré que ces aspects louches du quartier aient été effacés depuis les années 1990.

Lorsque le centre ville de New York est devenu plus dense et bien plus ouvert à l’arrivée des commerces, les communautés du quartier ont rapidement déménagé vers les quartiers plus chics. Dès lors, les légions de maisons construites spécifiquement pour les unités familiales par des constructeurs optimistes se transforment rapidement en bars et bordels. Times Square acquiert soudainement une mauvaise réputation : un quartier ne semant et récoltant que le désordre.   

 En 1880, il est estimé que sur la 39ième West et la 40ième rue, une douzaine de bordels existent sur chaque rue.

Dès les années 20, une attitude plus libérale était en évidence. Une prolifération de productions osées est devenue chose commune. Plusieurs spectacles contenaient des danseuses aux seins nus. La police rafle plusieurs théâtres suivant les ordres de certains groupes religieux.

En 1971, le maire Lindsay crée le ‘Times Square Development Council’ afin d’effectuer un changement important et nécessaire. Le résultat sera la création de deux stations de police, mais ceci engendrera que des légers changements. C’est  le maire Giuliani qui sera reconnu pour avoir fortement favorisé plusieurs changements à Times Square ainsi que sa ‘Disneyfication’. Dans les années 1990, Giuliani mène une attaque vigoureuse contre le crime et impose de nouvelles restrictions sur les commerces, magasins et théâtres du X. Sous les nouvelles lois et l’impact de plusieurs commerces s’unissant pour attirer le dollar touristique familial, les magasins et spectacles du X ont graduellement fermé. Des nos jours, Times Square n’offre probablement rien de plus risqué qu’un panneau d’affichage démontrant une vedette semi vêtue. Toutefois, il ne faut que s’aventurer vers l’extérieur de Times Square, particulièrement sur la 8ième avenue, il sera encore possible de localiser plusieurs entreprises exclusivement adultes, considérées aujourd’hui comme des reliques d’un passé lointain. 

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Pécher et Magasiner à Times Square

 

Aucune tente n’était nécessaire pour la grande réunion qui a eu lieu le jour après l’action de grâce sur une zone piétonnière au centre de Times Square. Malgré que la température fût froide, environ cinquante manifestants se sont réunis afin de prêcher la parole…

"AUJOURD’HUI N’EST PAS UN BON JOUR POUR ACHETER!" s’écrie le révérend Billy.

"AUJOURD’HUI N’EST PAS UN BON JOUR POUR ACHETER!" répond la foule.

Le révérend Billy devant une foule d’adorateurs

Autour du révérend, ses confrères sont également distingués par leurs habits blancs cassés et beige (le révérend lui-même est vêtu de blanc de la tête au pied). Ils s’écrient "Amen!" et "Peaceallulah!" à tour de rôle. Voulant prêcher l’évangile du Jour ‘Anti-magasinage’ pour les foules faisant leurs achats de dernière minute en ce temps des fêtes; Ils ne perdent pas de temps à se diriger à plusieurs intersections importantes à Manhattan afin de confronter le pécher autrement connu sous le nom de boutique ‘Starbucks’. Ils s’apprêteront dès lors à tenter d’exorciser les caisses enregistreuses des toutes les boutiques.

Des manifestants devant le Loew’s

Clairement, il ne s’agit pas ici d’un évangile ordinaire ou même d’une église ordinaire. Ce qui ne veut pas dire que Billy et ses confrères désirent l’arrivée d’un second avènement, ils ne cherchent qu’à contrer le matérialisme sans âme.

Times Square a souvent servi comme un exemple d’un lieu ‘authentique’ colonisé par des corporations transnationales sans âmes. Bien sûr, le divertissement et sa nature grandement commerciale ont toujours été ce qui était le plus authentique de Times Square. Qu’il s’agit de la culture sophistiqué du monde du théâtre en 1920 où le monde peu intellectuel des arcades pendant les 1950. Pour le pire ou le meilleur, la culture populaire du 21ième siècle est de nature corporative et le Times Square d’aujourd’hui est en effet une grande réflexion de cela. Dans ce sens, Times Square, qui inclue parmi ses bâtisses le grand Virgin Mégastore, MTV et ses multitudes de panneaux publicitaires pour McDonald’s, est la plateforme parfaite pour le révérend Billy et ses protestations contre les invasions corporatives.

Billy doit souvent affronter le NYPD pendant ses manifestations.

Vers la fin de la journée, Billy est encore une fois arrêté par le NYPD pour avoir tenté d’exorciser une caisse enregistreuse d’un Starbucks. Mais le ministre Billy aura son second (et troisième et quatrième et cinquième) avènement, tant et aussi longtemps que les panneaux du Times Square mettrons en valeur la culture corporative.

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Le Grand Chemin Blanc     

 

Inventé en 1901 par O.J. Gude, le designer de plusieurs vitrines publicitaires, afin de décrire le nouveau spectacle de lumière extérieur au long de Broadway.  The Great White Way (Le Grand Chemin Blanc) est une phrase reconnue mondialement qui sert à décrire l’affluence des théâtres à Broadway à Times Square. Toujours prestigieux mais précaire, le théâtre et Broadway ont une relation qui date d’au moins 100 ans.

Le promoteur immobilier et producteur Oscar Hammerstein et la création, en 1895, du théâtre Olympia est reconnu comme le début du Times Square tel qu’on le connait. Le Victoria, construit par Hammerstein en 1899, change son format au vaudeville afin d’éviter la faillite. S’éloignant des sujets controversés, les écrivains et les producteurs se mettent à créer certaines pièces avec des grands messages moraux, présentant souvent des histoires positives racontant la chute de magnats gourmands et les sorts difficiles de femmes en détresse.

Plus de 133 productions à 42 théâtres à Times Square ont étés présentés pendant la saison 1914-1915, malgré qu’elle fût considérée comme financièrement désastreuse. C’est environ à ce moment ci que le cinéma commencera à prendre la relève en tant que forme de divertissement légitime.

L’effondrement de la bourse en 1929 force de grandes coupures de budget et la fermeture de plusieurs théâtres. Afin de récupérer leurs revenus, plusieurs propriétaires de théâtres transforment leurs théâtres en cinémas qui présenteront des films pornographiques.

Malgré que la situation a continué à demeurer sombre jusqu’aux années 60, 70 et 80, des projets d’assainissements ont débuté pendant les années 1990 et plusieurs théâtres historiques, incluant l’Apollo, le Selwun et le nouveau Amsterdam on été les premiers à être complètement rénovés.

Aujourd’hui les cabines TKTS à Times Square vendent environ 1.5 million de billets par an. La saison 2000-2001 apporte environ 11.9 million de billets vendus, un record de ventes. La transformation des théâtres Times Square effectuent un retour à la gloire pour le quartier reconnu pour ses fameux théâtres.

 

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Le recrutement à Times Square

Extraits traduits d’un texte de Cpl. Beth Zimmerman    

La station de recrutement des forces armées de times square fait partie de la scène  New Yorkaise depuis 1946. En 1950, le président du secteur Robert Wagner a accorde aux forces armées une utilisation de l’espace (of the land) sans frais ou demande de loyer. Le bâtiment a été rénove en 1999, se trouvant sur un ilot central entre Broadway et la 7ieme avenue. 

La station de recrutement des forces armées de Times Square, se trouvant sur un ilot central entre Broadway et la 7ième  Avenue, fait partie de la scène New Yorkaise pendant bien plus de 50 ans. En 1950, le président du secteur Robert Wagner a accorde aux forces armées une utilisation de cet espace sans frais ou demande de loyer. La station de 520 pieds carres sert de siège social aux recruteurs de l’armée, de la marine et les forces aériennes.

Les recruteurs ont une vue splendide du square.

La station offre chaque recruteur un bureau environ la grandeur d’un poste de travail modulaire, un espace quand même assez espace petit mais serviable.

Bien que l’emploi présente certaines limites et difficultés, il ne faut pas nier les avantages qu’un recruteur n’hésitera pas à mettre en évidence. Le fait que la station est située au cœur de la ville de New York présente une multitude de facteurs qui peuvent contribuer à rendre une journée tout aussi rocambolesque que mouvementée, toujours dans une atmosphère un peu plus intense. Certains comparent les journées un peu plus instables à l’énergie effrénée qu’on retrouve sur Wall Street, selon eux il y a beaucoup à manœuvrer en très peu de temps.

Le Sgt. Marco Cordero explique les bénéfices à un candidat potentiel.

Pour les marines qui peuvent garder le contrôle en tout temps et travailler sous pression, il est dit qu’en fin de compte, le trouble en vaut bien la peine. Il faut croire que les recruteurs ne manquent pas reconnaissance, atteignant facilement un statut VIP à plusieurs établissements de grande renommée en plus de recevoir les visites surprises de plusieurs artistes célèbres du monde la chanson, de mannequins et ainsi que des acteurs. Même P. Diddy a fait preuve de présence devant la station pendant une journée complète.

D’autres visiteurs sont moins bienvenus. Des manifestants anti-guerre ont ciblé la station auparavant. Selon les recruteurs les manifestants n’affectent pas vraiment leur travail, c’est un aspect normal et bien régulier, faisant partie du programme quotidien. 

Pour ceux qui y travaillent, Times Square représente un des lieux les plus excitants pour les forces armées, la marine et les forces aériennes.

La marine n’est pas la seule présence dans le square. La station de 520 pieds carres sert de siège social à un recruteur de l’armée, de la marine et les forces aériennes.

 

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Times Square : Un chapitre de l’histoire New Yorkaise

 

Observant une panoplie de touristes paralysés par les immenses panneaux lumineux  et l’activité incessante des studios de télévision, il est difficile de penser que cette enclave était un jonche de sexe shops et était témoin du plus grand taux de criminalité dans la ville de New York.

Autrefois connu sous le nom de Longacre Square, Times Square a été renommé 1904 en honneur de la nouvelle bâtisse du New York Times. Il n’y avait que quelques années que la croisée des chemins entre Broadway et la 7ieme avenue était considérée comme un lieu dangereux. De manière graduelle, Times Square s’est transformé en quartier chaud, contenant une douzaine de bordels.

Avec le début de la grande dépression, les théâtres et restaurants agglomérés autour de Times Square semblaient initialement être immunisés aux troubles économiques.

Le gens du quartier se sont précipités vers le théâtre, voyant les spectacles comme une alternative à leur nouvelle et terrible réalité. Cependant les effets de la grande dépression n’ont pas tardé à affecter les fortunes des propriétaires de théâtres et une multitude de propriétaires on été obligés de vendre ou fermer leurs théâtres en conséquence. Plusieurs commerces avaient soudainement besoin d’attirer une clientèle régulière et c’est ainsi que fut née l’ère du vice qui a caractérisé Times Square pendant plusieurs décennies.  

C’était majoritairement pendant les années 1960 et 1970 qu’on voit l’ouverture de plusieurs cinémas pour adultes, de librairies érotiques ainsi que des spectacles contenant que de la nudité. En 1975, plusieurs journalistes qualifient Times Square de gouffre, les touristes inclus. En 1980, plusieurs propriétaires de commerces et fonctionnaires s’unissent pour attirer le dollar touristique et familial ainsi que changer la réputation de Times Square à jamais. Ainsi, en 1993, ils ne restèrent que 36 établissements pour adultes, une grande différence des 140 établissements adultes se trouvant à Times Square vers la fin des années 1970.

Avec 27, 000 résidents et environ 26 millions visiteurs par année, Times Square a beaucoup changé depuis son inauguration il y environ 100 ans. Certains nomment ce changement la ‘Disneyfication’ de Times Square : en traversant Broadway, vous pouvez vous arrêter au Toys’R’Us avant d’aller voir une représentation en matinée du Roi Lion de Disney sur la 42ième Avenue. Une différence dramatique de ce qui se trouvait dans les environs pendant les années 1970 qui, ironiquement, est toutefois cohérente avec les traditions commerciales et du spectacle de Times Square.

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Le Vaudeville à Times Square

 

De nos jours il est impossible penser qu’on pourrait s’ennuyer à Times Square. Bien qu’il soit connu comme le centre du secteur théâtral commercial de New York, le public d’aujourd’hui est probablement moins au courant du fait que pendant 30 ans, Times Square était reconnu pour un type de théâtre aussi excitant, aussi intriguant et varié que le ‘Deuce’ lui-même : le Vaudeville. Si Times Square est à la croisée des chemins du monde, le vaudeville est son équivalent théâtral.

Faits idéalement l’un pour l’autre, la combinaison ne s’est que faite vers la fin du 20ième siècle. En 1895, le grand impresario de l’opéra Oscar Hammerstein achète plusieurs studios sur Broadway, entre la 44ième et 45ième rue afin de construire ce qui deviendra le théâtre Olympia. Ses trois fils, Willie, Arthur et Harry l’aident à diriger l’établissement.

A l’Olympia, un des premiers espaces où le vaudeville fut présenté, les Hammerstein démontrent un don inégalé par leurs contemporains pour le grand spectacle. Malgré leurs sélections d’attractions, l’Olympia s’écroule financièrement que trois ans après son ouverture. Ses salles de théâtre sont vendues et distribuées entre plusieurs autres producteurs. Hammerstein subit la défaite avec courage. Sans le sou, il continue à lutter pour pouvoir construire le Longacre Square Theater sur l’autre côté de Broadway. Ouvert en 1898, il nomme son nouveau théâtre ‘Le Victoria’. En 1902, dirigé par son fils Willie, le format change et finit par présenter que le style vaudeville, ce qui rend le Victoria un bâtiment historique.

Malheureusement pour les spectateurs New Yorkais, Hammerstein décède en 1919. L’année suivante le Victoria ferme ses portes.  Le bâtiment est immédiatement converti en cinéma : Le fameux Rialto. D’ici là, le style vaudeville prend refuge dans le théâtre ayant la plus grande renommée du moment : Le palace.

Construit en 1913, le palace était l’endroit idéal pour mettre le vaudeville en évidence. Géré par E.F. Albee, grand père de l’écrivain, et Martin Beck, ancien directeur du Western Vaudeville Managers Association, l’établissement est devenu le point de repère pour cette plus récente incarnation du ‘show-biz’.

 

Aujourd’hui le Palace théâtre est un des lieux les plus importants sur Broadway, où la pièce ‘All shook up’ est encore en représentation, en ce moment même! Le Martin Beck Theater (sur la 45ième), nommé en honneur de son fondateur, a été renommé le Al Hirschifeld en 2003. L’histoire de Times Square est bien omniprésente, il suffit de vouloir regarder un peu plus profondément.

Trav S.D. est l’auteur de "No Applause – Just Throw Money: The Book that Made Vaudeville Famous," publié en Novembre 2005 par Faber and Faber, de Farrar, Straus & Giroux, LLC. Copyright © 2005 D. Travis Stewart. Tout droits réservés.

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Le Cowboy Nu

 

 

Robert John Burck, 34 ans, est devenu célèbre en jouant de la guitare au beau milieu de Times Square à Manhattan. Comme ces photos le démontrent, il n’est vêtu que de ses sous vêtements et des bottes de Cowboy!

 

Né au Cincinnati, Ohio, Burck a obtenu son diplôme en science politique à l’Université de Cincinnati en 1995. Il laisse derrière lui son milieu modeste, recherchant la gloire du rêve Américain. Il espérait devenir mannequin, mais comme la plupart des jeunes naïfs de son âge, il fut vite désappointé et frustré par ses efforts.

 

Malgré qu’il réussi à se hisser pendant une milliseconde dans une scène de l’émission populaire Baywatch ainsi que plusieurs exemplaires de Playgirl, ses efforts ne lui portent pas fruit, du moins au tout début…

 

Ayant finalement décidé d’acquérir un esprit un peu plus entrepreneur, il met à point plusieurs entreprises de ‘divertissements’ en tant que danseur ou strip-teaseur. Il a même travaillé dans certains clubs gais pendant un bref moment, mais ressentait que tout ceci était un détournement de carrière, il n’était pas, pour lui, reconnu à sa juste valeur. Afin d’accroître sa visibilité, lui et sa conjointe Carla, une strip-teaseuse, ont étés de passage à l’émission Jerry Springer, se faisant passer pour des prostitués. Une fois de plus, les résultats ne portent pas fruit. C’est alors qu’un jour il décide de sortir avec sa guitare, chantant près d’un quai. Il gagne un dollar mais n’attire aucune foule.

 

Déçu par le fait qu’il fut encore une fois ignoré, Il suit une suggestion semi sérieuse d’un ami et se précipite dehors à nouveau avec sa guitare, des bottes de Cowboy et un mini sous vêtement blanc. Attirer l’attention n’était plus, soudainement, un but inatteignable. Après la lecture de plusieurs livres and leçons de chant, Il entame une tournée à travers les États unis – Las Vegas, Nashville, la Nouvelle Orléans, Daytona, Jacksonville.

 

“C’est bien une manière de gagner sa vie. “ S’exclame sarcastiquement une madame pendant un des spectacles du Cowboy Nu. Un vendeur ambulant se retourne brusquement vers elle “Madame, je suis ici à tout les jours et je peux témoigner d’une chose – cet homme est un génie! “

 

www.nakedcowboy.com

 

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George M. Cohan, encore présent à Times Square

George M. Cohan: 3 Juillet, 1878- 5 Novembre, 1942

 

George M. Cohan est un fils de... très têtu! Il y a plus d’un siècle, le 8 mai 1905, il a présenté Little Johnny Jones, incluant les grandes chansons “Yankee Doodle Dandy”, “Give My Regards to Broadway”, et “Life’s a Funny Proposition After All”, c’est le spectacle qui l’a pratiquement rendu célèbre.

L’anecdote bien ironique est qu’il avait déjà présenté le spectacle sur Broadway, un an auparavant. Les critiques n’avaient rien à voir avec les éloges qu’on lui lancerait plus tard dans sa carrière. Le spectacle prend fin qu’après 52 représentations. Cohan ne s’en contenta point. Il s’assure en premier lieu d’inclure dans son spectacle tout les ingrédients nécessaires pour obtenir un grand succès : des grandes chansons patriotiques ainsi que de grands numéros de danse. Il raffine en un peu de temps sa nouvelle recette, la retravaillant spécifiquement pour Broadway. Cette fois ci les résultats lui portent fruit.    

La statue de George M. Cohan à Times Square rend hommage à l’homme qui est la force créatrice derrière ‘Little Johnny Jones’

Né le 4 juillet en 1878, il est caractérisé comme étant fort d’esprit, compétitif et difficile depuis sa tendre enfance. Il était bien arrogant! Avant d’atteindre la puberté, il dirigeait les machinistes et négociais avec E.F. Albee, le gérant de la chaine vaudeville B.F. Keith. A l’aube de sa puberté, Cohan était le nouveau gérant de sa famille (tous des artistes du théâtre), un rôle désadapté pour son père timide et au caractère doux. En 1899, il s’est séparé de la chaîne B.F. Keith après une grande dispute, effectivement mettant à terme la carrière de Keith dans le monde du théâtre vaudeville.

La famille Cohan interprétait plusieurs numéros dans les pièces écrites, réalisés et produites par leur fils célèbre. Après ‘Little Johnny Jones’, Cohan eu un grand succès avec ‘45 minutes from Broadway’ (1906), ‘Popularity’ (1906) et ‘The Talk of New York’ (1907). ‘50 Miles from Boston’ (1908); ‘The Yankee Prince’ (1908); ‘The Man Who Owns Broadway’ (1909), ‘Get-Rich-Quick Wallingford’ (1910); ‘Seven Keys to Baldpate’ (1913) et bien plus encore. Parmis ses pièces, on y retrouve les chansons classiques: “Yankee Doodle Dandy”, “Give My Regards to Broadway”, “Life’s a Funny Proposition After All”, “45 Minutes from Broadway”, “Mary’s a Grand Old Name”, “It’s a Grand Old Flag”, “Harrigan”, “Over There” et “Happy Birthday”.

À travers son talent et sa grande volonté, ses œuvres continuent à nous divertir même un siècle après leurs créations. N’oublions pas que sa statue est située à coté de la cabine TKTS au Duffy Square afin de nous en rappeler.

(Extraits tirés et adaptés de  "No Applause: Just Throw Money: The Book That Made Vaudeville Famous" , de Trav S.D., publié par Faber & Faber de Farrar, Straus & Giroux en Novembre 2005)

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 Il y a un siècle…

Frederic Thompson and Elmer S. Dundy

 

Le 12 Avril 1905, la grande ouverture du lieu le plus fabuleux du quartier Broadway a eu lieu. Construit par Fréderic Thompson et Elmer S. Dundy (les créateurs du Luna Park de Coney Island), le ‘Hippodrome Theater’ (connu aussi sous le nom ‘The Hip’) était situé entre la 43ième et la 44ième rue sur la sixième Avenue (à quelques rues du parc Bryant).   

Le 'Hip' était tout simplement époustouflant. D’après les informations tirées du livre 'Lost Broadway Theatres' de Nicholas Van Hoogstraten, le lieu contenait environ 4500 à 5200 sièges. Avec un grand nombre de représentations par semaine (14), permettant de voir encore plus d’artistes (1000, avec plus ou moins quelques chevaux et éléphants) sur une scène douze fois plus grande que la norme. C’était une immense plateforme qui incluait une plateforme hydraulique rétractible et des piscines permettant des spectacles aquatiques, de la sorte que les fanatiques du cinéma associent aujourd’hui avec Busby Berkeley et Esther Williams. La maison était spécifiquement conçue afin de permettre la réalisation de spectacles fantaisistes comme ‘A Yankee Circus on Mars’ (un cirque yankee sur mars) et Neptune's daughter (la fille de Neptune).

Malgré une grande présence de la part des spectateurs grâce aux prix abordables, Thompson et Dundee ont étés incapable de continuer bien longtemps. Le ‘Hip’ changera de propriétaire encore un nombre de fois avant que la chaîne Keith-Albee prenne la relève en 1023. L’Hippodrome est un espace unique dans lequel on peut y présenter du Vaudeville. Afin de remplir sa scène aux dimensions gigantesques, les invités étaient mis à l’affiche selon leur dimensions gigantesques de leurs numéros, tels que Poodles Hanneford, le champion d’équitation à chevaux, les 'Knockabout Comedians' de Bobe Pender (incluant un jeune Cary Grant alias Archibald Leach), le grand Houdini, les Powers Elephants (un numéro qui était normalement trop gigantesque pour la plupart des théâtres présentant le vaudeville et la ballerine Anna Pavlova, qui avait un espace lui permettant des faire de grandes distances avec ses pas. 

Le ‘Hip’ changera de propriétaire encore une fois en 1929 au moment où le vaudeville est en voie de disparition et que la grande dépression fait son arrivée. Toutefois, un dernier triomphe se produit. En 1935, Billy Rose y présente son grand spectacle ‘Jumbo’, une comédie musicale aux dimensions épiques. La dernière représentation se produit en 1936, et en 1939 le ‘Hip’ ferme ses portes à jamais, laissant derrière lui un grand vide dans le monde du spectacle.  

(Adapté de ‘No Applause: Just Throw Money: The Book That Made Vaudeville Famous’, de Trav S.D., publié par Faber & Faber de Farrar, Straus & Giroux in November, 2005)

 
 
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